Donald Trump montre un décret qu’il vient de signer dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, à Washington, le 30 avril 2026. En signant des centaines de décrets depuis son retour, le chef de l’État et de l’exécutif états-unien étend au maximum ses prérogatives présidentielles.
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La théorie de l’« exécutif unitaire », remise en avant par Donald Trump, renforce les prérogatives du président et relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs.
Le président de la Cour suprême John Roberts et les juges Elena Kagan, Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett assistent au discours sur l’état de l’Union, prononcé par Donald Trump au Capitole, le 24 février 2026, quelques jours après que la Cour suprême a invalidé la stratégie tarifaire de l’administration.
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Une analyse attentive du fameux arrêt du 20 février 2026 de la Cour suprême donne des indications sur ce que pourrait être la suite des événements, Donald Trump n’ayant pas renoncé à augmenter les droits de douane.
Donald Trump s’adresse à la presse, depuis le bureau Ovale, à côté d’une carte du « golfe d’Amérique », le 26 mars 2025 à Washington, DC.
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La frontière entre communication politique et lois applicables dépend largement de l’attitude des tribunaux, en particulier de la Cour suprême.
Donald Trump, le 20 février 2026, pendant la conférence de presse donnée à la Maison-Blanche après l’annonce de la décision de la Cour suprême..
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Si la décision de la Cour constitue un camouflet pour Donald Trump, elle ne signifie pas pour autant la fin de sa politique commerciale consistant à promulguer des droits de douane tous azimuts.
Le bâtiment de la Cour suprême, à Washington DC.
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Si la Cour suprême des États-Unis est dominée par les juges conservateurs, dont trois nommés par Donald Trump durant son premier mandat, elle n’est pas pour autant inféodée au locataire de la Maison-Blanche.
Le 5 novembre 2025, des manifestants se retrouvent devant la Cour suprême en travaux, où commence l’examen de la question de savoir si le président des États-Unis a l’autorité constitutionnelle de promulguer des droits de douane. Sur la pancarte : « Seul le Congrès peut promulguer des impôts. Pas Trump ! »
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Antoine Bouët, CEPII - Institut français d'économie (IFE)
La Cour suprême va bientôt se prononcer sur la légalité des droits de douane émis par l’administration Trump. Cette décision, quelle qu’en soit la teneur, aura des conséquences de long terme.
Des membres du groupe d’extrême droite Patriot Front défilent devant le Lincoln Memorial, le 4 décembre 2021 à Washington, DC.
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Les nationalistes blancs ont une vision très spécifique de ce que doivent être les États-Unis. Au sein de la galaxie trumpiste, ils ferraillent contre d’autres mouvances, comme le nationalisme chrétien.
Conférence de presse de Donald Trump à la Maison Blanche, le 27 juin 2025, après la décision de la Cour suprême de réduire la capacité des juges fédéraux de bloquer les actions de l’exécutif. Le président s’est félicité d’une « grande victoire ».
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La Cour suprême, dominée par des juges conservateurs, a pris le 27 juin dernier une décision qui permettra à l’exécutif d’avoir les coudées franches.
Donald Trump serre ici la main du juge en chef de la Cour suprême John Roberts, le 4 mars 2025 au Congrès. Classé parmi les conservateurs, ce dernier a rappelé à plusieurs reprises au président qu’il ne pouvait exiger la destitution des juges dont les décisions ne lui convenaient pas.
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Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump s’en prend avec virulence aux juges, qu’il accuse de s’opposer à sa volonté par parti pris politique. Mais ceux-ci refusent de plier.
La politique mise en œuvre par Donald Trump pourrait-elle conduire à une rupture au sein du système du pouvoir ? Et dans ce cas de figure, jusqu’où la confrontation entre partisans et adversaires du président pourrait-elle aller ?
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Par rapport à son premier mandat, Trump dispose désormais de bien plus de leviers. Au point de pouvoir instaurer un régime illibéral ?
Le fronton du bâtiment de la Cour suprême porte l'inscription « Equal Justice under Law ». Le serment d’allégeance au drapeau des États-Unis promet « la justice pour tous ». Cet engagement fondamental pour le pays est-il encore pleinement d’actualité aujourd’hui ? Il est permis d’en douter.
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Depuis les années 1980, la droite radicale multiplie les efforts pour prendre durablement le contrôle de la branche judiciaire. Avec un succès notable dans la période 2017-2021…
Des électeurs font la queue devant un bureau de vote le 5 novembre 2022 à Charlotte, en Caroline du Nord.
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Le système électoral des États-Unis est profondément affecté par la pratique du découpage artificiel des circonscriptions et par la quasi-absence de limites posées au financement des campagnes.
La présomption d’immunité dont Donald Trump bénéficie dans les affaires d’incitation au coup d’État et de dissimulation de documents confidentiels illustre la politisation sans précédent de la justice américaine.
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Deux récentes décisions de justice signifient que Donald Trump ne sera pas jugé pour les faits graves qui lui sont reprochés d’ici à la présidentielle de novembre.
Les neuf membres actuels de la Cour suprême. Au premier rang, de gauche à droite : Sonia Sotomayor, Clarence Thomas, John G. Roberts, Jr, Samuel A. Alito, Jr, et Elena Kagan. Au deuxième rang, de gauche à droite : Amy Coney Barrett, Neil M. Gorsuch, Brett M. Kavanaugh et Ketanji Brown Jackson.
Fred Schilling, Collection of the Supreme Court of the United States
La Cour suprême est certes à majorité conservatrice. Cela n’implique pas pour autant qu’elle va systématiquement favoriser Donald Trump.
Aux États-Unis, les minorités sexuelles se sont battues pendant des décennies pour obtenir des droits qui sont aujourd’hui menacés par certains responsables politiques.
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Un récent ouvrage revient sur les longues et complexes procédures juridiques qui, aux États-Unis, ont permis aux personnes LGBT+ d'obtenir des droits dont certains sont aujourd'hui remis en cause.
Rassemblement devant la Cour suprême des États-Unis pendant les plaidoiries dans l’affaire Moore v. Harper, le 7 décembre 2022 à Washington, DC.
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Dominée par les conservateurs, la Cour suprême emploie de plus en plus ses prérogatives pour favoriser le Parti républicain lors des élections, locales comme nationales.
Le très radical Ron DeSantis, ici à Tampa lors de son discours de victoire après sa réélection au poste de gouverneur de Floride le 8 novembre 2022, est l’un des principaux prétendants républicains à la présidentielle de 2024.
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Quel que soit son candidat en 2024, le Parti républicain fera sans doute campagne sur une ligne ultra-radicale, à même d’ébranler les fondements mêmes de la démocratie américaine.
Des manifestants pour le droit à l'avortement participent à une veillée à la bougie pour la liberté reproductive et le droit à l'avortement devant la Cour suprême des États-Unis à Washington, le 26 juin 2022.
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Par une majorité de 6 contre 3, la Cour suprême a choisi d’annuler l’arrêt historique Roe et de mettre fin à près de 50 ans d’accès à l’avortement en tant que droit constitutionnel.
Pendant une manifestation contre le droit à l’avortement devant la Cour suprême, le 5 mai 2022. Sur la casquette : « Jésus Christ est roi. »
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Professeur émérite juriste et américaniste, spécialiste des États-Unis, questions politiques, sociales et juridiques (Cour suprême), Université Paris Nanterre
Enseignant au Moravian College de Pennsylvanie, doctorant au Laboratoire Interdisciplinaire De Droit et Mutations Sociales, Aix-Marseille Université (AMU)
Professeure à l’Université Panthéon-Assas Paris II et membre du Centre d’études et de recherches de sciences administratives et politiques (CERSA), Université Paris-Panthéon-Assas