Manifestation à Tirana, le 9 juin 2026, contre le projet immobilier du couple Jared Kushner/Ivanka Trump. Sur la pancarte, Ivanka tient en laisse le premier ministre albanais Edi Rama, partisan déclaré du projet. La légende invite la fille de Donald Trump, en des termes peu amènes, à ne pas toucher à l’île sur laquelle son complexe de luxe doit être bâti.
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En Albanie, le projet immobilier de Jared Kushner et d’Ivanka Trump suscite un mouvement de protestation qui pourrait emporter Edi Rama, au pouvoir depuis treize ans.
Deux militaires finlandais disposent des mines antipersonnel dans une forêt lors d’une journée ouverte aux médias organisée par la brigade de Kainuu, une unité de l’armée finlandaise basée à Kajaani, en Finlande, le 3 février 2026. La Finlande a décidé d’utiliser cette arme pour sécuriser sa frontière avec la Russie. Pour cela, Helsinki a dû quitter le traité prohibant les mines antipersonnel.
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Cinq pays d’Europe de l’Est, ainsi que l’Ukraine, se sont récemment retirés du Traité d’Ottawa qui interdit l’emploi des mines antipersonnel.
Le candidat du parti Union des sociaux-démocrates indépendants (SNSD, nationaliste), Sinisa Karan (à gauche), est félicité par le leader déchu de l’entité serbe de Bosnie, Milorad Dodik (au centre), après sa victoire à l’élection présidentielle, au siège du parti à Banja Luka, le 23 novembre 2025.
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L’homme fort de la République serbe de Bosnie, Milorad Dodik, a été écarté de la présidence de l’entité, mais a réussi à faire élire à sa place un représentant de son parti.
Donald Tusk, Emmanuel Macron et Friedrich Merz entourent la présidente de la Moldavie Maïa Sandu pendant son discours prononcé devant 100 000 personnes à Chisinau le 27 août 2025 à l’occasion de la 34e fête d’indépendance du pays, qui s’est émancipé de l’URSS en 1991.
Daniel Mihailescu/AFP
Au début du XXᵉ siècle, des mouvements paysans européens ont nourri une haine des villes et développé des projets imaginatifs de réforme sociale et économique.
Karol Nawrocki reçu par Donald Trump à la Maison Blanche le 2 mai 2025, dix jours avant le premier tour de la présidentielle polonaise. Il est très rare qu’un président des États-Unis en exercice reçoive un simple candidat à une élection étrangère.
Compte X de la Maison Blanche
Le nouveau président polonais Karol Nawrocki – un historien nationaliste – est aussi critique vis-à-vis de l’UE qu’il est élogieux envers Donald Trump.
Emmanuel de Martonne, ici à cheval sur son terrain de thèse en Roumanie vers 1898-1900, allait devenir l’un des meilleurs experts de la Roumanie, et l’un des artisans de l’édification d’une Grande Roumanie au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Source : plaque de verre du fonds de Martonne, UMR PRODIG, Paris. Issu de : Gaëlle Hallair, « Les carnets de terrain du géographe français Emmanuel de Martonne (1873-1955) : méthode géographique, circulation des savoirs et processus de visualisation »
Après la Première Guerre mondiale, des Français, au premier rang desquels le géographe Emmanuel de Martonne, ont joué un rôle clé dans la création de la Grande Roumanie (1918-1940).
Quelques jours avant le second tour qu’il allait remporter, Karol Nawrocki près de l’aéroport de Rzeszow-Jasionka, en Pologne, le 27 mai 2025. La CPAC vise à réunir les conservateurs du monde entier et se décrit comme un forum mondial qui rassemble « des dirigeants publics, des élus, des journalistes, des intellectuels et des citoyens attachés à la liberté, à la souveraineté nationale, à la responsabilité individuelle et à la tradition ».
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Bien que le président ait moins de pouvoirs que le premier ministre, la victoire du conservateur Karol Nawrocki ne sera pas sans conséquences, loin de là.
Jean-Marie Le Pen devant le mausolée de Lénine sur la place Rouge à Moscou le 9 février 1996.
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Si aujourd’hui les extrêmes droites russe et ukrainienne sont des ennemies mortelles, elles ont longtemps eu, en la personne de Jean-Marie Le Pen, un allié français commun.
Calin Georgescu, arrivé en première position au premier tour de l’élection présidentielle le 24 novembre, vote ici aux législatives le 1er décembre, à Mogosoaia, près de Bucarest. Cinq jours plus tard, deux jours avant la tenue du second tour, la présidentielle sera invalidée par la Cour constitutionnelle.
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En Roumanie, l’ascension fulgurante d’un candidat populiste qui a mené l’essentiel de sa campagne sur TikTok interpelle les pays démocratiques sur le risque de cyber-ingérence étrangère.
Le 25 novembre 2024, une manifestante dénonce la proximité entre Calin Georgescu, candidat populiste arrivé en tête au premier tour de la présidentielle à la surprise générale, et Vladimir Poutine. Quelques jours plus tard, les résultats du premier tour seront annulés par la Cour constitutionnelle, au vu des graves ingérences commises par « un État étranger » non nommé, chacun ayant compris qu’il s’agissait de la Russie.
Daniel Mihailescu/AFP
Un inconnu arrive en tête au premier tour de la présidentielle ; l’extrême droite gagne les législatives ; la présidentielle est annulée : la Roumanie a connu tout cela en à peine quelques jours.
Frontalière de la Russie à l’est et de l’Ukraine au sud, la Biélorussie partage également des frontières avec trois pays de l’UE : la Lituanie, la Lettonie et la Pologne.
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Si l’Ukraine adhère à l’UE, ce qui est théoriquement possible dès 2030, la Biélorussie se retrouverait probablement encore davantage dans l’orbite de la Russie.
En 2004, les quinze États déjà membres de l’UE (en bleu foncé) sont rejoints par dix nouveaux États (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie, en vert foncé). La Bulgarie et la Roumanie (vert clair) adhéreront en 2007, puis la Croatie (jaune) en 2013.
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En 2004, dix pays, dont huit ex-communistes, rejoignent l’UE. Trois autres suivront en 2007 et 2013. Et le processus n’est pas terminé.
« Utilisez votre droit de vote, sinon d’autres décideront à votre place », proclame ce slogan projeté sur la Galerie nationale d’art à Sofia, le 9 mai 2024. Mais la participation aux européennes, de même qu’aux législatives qui se tiendront le même jour, s’annonce faible.
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Le 9 juin, parallèlement aux élections européennes, la Bulgarie organisera des législatives, les sixièmes en trois ans. La lassitude de la population est palpable.
Le 28 février 2024, à Tiraspol, les députés de la république sécessionniste moldave de Transnistrie votent à main levée pour demander l’aide de la Russie.
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Il est souvent dit que la Transnistrie sera « le prochain domino » que Moscou cherchera à faire tomber, après la Crimée et le Donbass. Toutefois, la fameuse théorie des dominos a des limites…
Jaroslaw Kaczynski, vice-premier ministre et chef du parti Droit et Justice (PiS), au centre, et le premier ministre Mateusz Morawiecki (à sa droite), ici au siège du parti à Varsovie, le 15 octobre 2023, jour des élections législatives, n’entendent pas laisser le pouvoir à la coalition du centre et de gauche.
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Le parti de droite PiS, au pouvoir depuis 2015, a été vaincu dans les urnes lors des législatives du 15 octobre dernier. Pourtant, il s’accroche au pouvoir.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki arrivent à la cérémonie de dépôt de gerbes sur la tombe du Soldat inconnu à Varsovie, en Pologne, le 5 avril 2023.
Wojtek Radwanski/AFP
Léa Xailly, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
La Pologne ne livrera pas d’armes supplémentaires à l’Ukraine. Une décision qui s’inscrit dans un contexte marqué par la crise agricole entre les deux pays et l’imminence des législatives polonaises.
Le le 1er février 2020, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (à droite) visite le High Tech Park Belarus à Minsk. Une scène devenue aujourd'hui inimaginable.
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De façon à première vue surprenante, la Biélorussie disposait, jusqu’à il y a peu, d’un secteur high tech florissant. La répression et la guerre en Ukraine sont en train d’en signer la fin.
Edgars Rinkevics à la frontière entre la Lettonie et la Biélorussie près de Krivanda, dans l’est de la Lettonie, le 8 août 2023. La relation avec le régime d’Alexandre Loukachenko est l’un des nombreux dossiers brûlants qu’il devra gérer.
Gints Ivuskans/AFP
Céline Bayou, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
Aux avant-postes de la guerre russo-ukrainienne, la Lettonie s’est récemment dotée d’un nouveau président qui devra, dans un contexte difficile, piloter une classe politique profondément divisée.
Invité au sommet de Vilnius de l’OTAN, Volodymyr Zelensky, ici en compagnie de Rishi Sunak, de Joe Biden et du secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, n’y a pas obtenu l’ensemble des engagements qu’il espérait sur une future adhésion de l’Ukraine à l’Alliance.
Paul Ellis/AFP
L’Ukraine veut rejoindre l’OTAN au plus vite, mais le sommet de Vilnius de l’Alliance atlantique a indiqué que cela ne pourrait pas se produire avant la fin de la guerre déclenchée par la Russie.
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School