Cette image générée par IA a été publiée par Donald Trump sur son compte TruthSocial le représente en compagnie de plusieurs leaders européens devant une carte où le Canada, le Groenland et le Venezuela sont couverts du drapeau des États-Unis. Le message est clair : les alliés, ou supposés tels, sont placés devant le fait accompli et doivent s’incliner devant la force de Washington.
@realDonaldTrump/TruthSocial
L’ordre mondial libéral reposait sur un système de normes qui, si elles n’étaient pas toujours respectées, offraient tout de même un cadre à l’action des États. Ce temps est révolu.
Sur cette pancarte brandie lors de la Marche pour la souveraineté et la démocratie à Medellín, en Colombie, le 7 janvier 2026, Simon Bolivar, héros de l’indépendance colombienne et vénézuélienne, assène un coup de poing à Donald Trump. Le 5 janvier, le président colombien Gustavo Petro s’était déclaré prêt à « prendre les armes » face aux menaces de Donald Trump, qui venait de capturer Nicolas Maduro à l’issue d’une opération commando accompagnée de bombardements sur le territoire vénézuélien.
Jaime Saldarriaga
Simon Bolívar, par sa vie et par les effets à long terme de son action, est devenu un mythe qu’on ne peut certainement pas réduire à l’aventure chaviste.
En 2007, Hugo Chavez affirmait que « le pétrole appartient à tous les Vénézuéliens ».
Luisarismendi/Shutterstock
Hugo Chavez et Nicolas Maduro ont longtemps résisté aux tentatives des États-Unis d’influencer la politique vénézuélienne et d’exercer le contrôle de ses réserves pétrolières.
Ce croquis réalisé dans la salle d’audience de la Daniel-Patrick-Moynihan United States Courthouse montre l’ancien président du Venezuela Nicolas Maduro (au centre), assistant à sa comparution devant le tribunal fédéral, le 5 janvier 2026 à New York, accompagné de ses avocats Barry Pollack (à gauche) et Mark Donnelly (à droite).
Jane Rosenberg/AFP
L’arrestation de Nicolas Maduro révèle que la légitimité politique contemporaine se construit moins par le droit ou la force que par la capacité à imposer un récit et une vision du monde.
Donald Trump assiste à la capture du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, entouré du directeur de la CIA John Ratcliffe (à gauche) et du secrétaire d’État Marco Rubio (Mar-a-Lago, Floride, nuit du 2 au 3 janvier 2026).
Site officiel de la Maison Blanche
L’action de Trump au Venezuela ne peut qu’encourager la Russie et la Chine à se sentir en droit de gérer comme elles le souhaitent leurs « prés carrés » respectifs.
Un important incendie s’est déclaré à Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après les frappes de l’armée des États-Unis à Caracas le 3 janvier 2026.
STR/AFP
Le droit international ne laisse guère de place au doute : l’opération conduite par les États-Unis enfreint de nombreuses règles établies, que Washington est censé respecter.
Cette image tirée d'une vidéo montre l'ex-président vénézuélien Nicolas Maduro descendant d'un hélicoptère alors qu'il se rend au tribunal fédéral de Manhattan, le 5 janvier 2026, à New York.
(WABC via AP)
De par son modus operandi, l’opération américaine au Venezuela est totalement inusitée. Et la suite s’annonce périlleuse pour Donald Trump.
Un drapeau mêlant ceux des États-Unis et du Venezuela est brandi lors d’un service religieux spécial à la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin à Boston (Massachusetts), le 4 janvier 2026.
Joseph Prezioso/AFP
S’il est encore possible que le chavisme se maintienne sous une forme ou sous une autre, le plus probable est la mise en place d’une ingérence institutionnalisée de Washington dans la vie politique et économique du Venezuela.
Pancarte représentant Nicolas Maduro (et son prédécesseur Hugo Chavez) brandie lors d’une manifestation de soutien au régime à Caracas, le 4 janvier 2026, au lendemain de la capture du président vénézuélien par les États-Unis.
Juan Barreto/AFP
Robert Muggah, Instituto Igarapé; Princeton University
Donald Trump a déclaré que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une « transition sûre, appropriée et judicieuse » puisse se produire.
Cette capture d’écran, issue d’une vidéo publiée par Donald Trump sur son compte Truth Social, montre, selon lui, une frappe des forces armées des États-Unis contre un bateau transportant des trafiquants de drogue en mer des Caraïbes, le lundi 15 septembre 2025.
Compte de Donald Trump sur Truth Social/AFP
Jeffrey Fields, USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences
L’administration Trump affirme que le gouvernement Maduro serait derrière le trafic de drogue à destination des États-Unis. Une opération de « regime change » se profile-t-elle ?
La future Prix Nobel de la paix lors d’une manifestation hostile au président Nicolas Maduro à Caracas, le 9 janvier 2025.
Juan Barreto/AFP
La désignation de l’opposante vénézuélienne constitue une sorte de victoire par procuration pour le président des États-Unis, à qui elle a dédié son prix.
Des membres de milices soutenues par le gouvernement vénézuélien (Caracas, 7 janvier 2025).
MatiasDelacroix/APPhoto
Loin de « délocaliser » les criminels aux États-Unis comme l’affirme Donald Trump, les politiques du gouvernement vénézuélien ont consolidé les gangs par la création de pactes instables avec eux.
Un représentant de la communauté vénézuélienne exilée aux États-Unis pendant une manifestation anti-Maduro à Orlando, Floride, le 28 juillet 2024. Beaucoup espèrent que le retour de Trump s’accompagnera d’une ligne très dure envers le pouvoir de Caracas.
Miguel J. Rodríguez Carrillo/Getty Images via AFP
Donald Trump et Nicolas Maduro seront tous deux investis en janvier pour un nouveau mandat présidentiel. Leur présence simultanée au pouvoir pourrait se solder par une montée des hostilités entre Washington et Caracas.
Des proches de prisonniers politiques portent des affiches pour interpeller Karim Khan lors de son arrivée au Venezuela, le 2 novembre 2021 à Caracas.
Yuri Cortez/AFP
L’ouverture d’une enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes commis lors des manifestations de ces dernières années n’aboutira pas nécessairement à un procès. Voici pourquoi.
Le nombre de migrants et réfugiés vénézuéliens a dépassé les 4 millions - contre 695 000 fin 2015.
Luis Robayo / AFP
La profusion de dispositifs légaux et leur instabilité rend difficile voire impossible pour les migrants vénézuéliens de construire leur projet dans le pays.
Manifestations contre le régime du president Nicolas Maduro, à Caracas le 30 janvier 2019.
JUAN BARRETO / AFP
Le dernier classement publié par l’ONG Transparency International montre que les pays les plus démocratiques sont aussi les moins corrompus. Et si phénomène détruisait la démocratie ?
Le 5 février 2019, sur le pont Simon Bolivar, à la frontière avec la Colombie, des Venezueliens tentent de quitter leur pays.
Raul Arboleda/ AFP
La plupart des voisins latino-américains du Venezuela ont toléré depuis dix ans la lente dégradation de la démocratie et de l’économie de marché dans ce pays.
Le bolívar soberano remplace désormais le bolívar fuerte dans les poches des Vénézuéliens.
Paolo Costa/Shutterstock
Le Brésil et l’Argentine ont réussi à sortir de l’hyperinflation dans les années 90. Mais le Venezuela, qui n’a ni réserve en dollars ni confiance des marchés, ne pourra pas suivre la même voie.
Le Venezuela fait le pari d'une cryptomonnaie souveraine pour sortir de la crise, mais reste flou sur son fonctionnement.
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Le petro, un crypto-actif créé par le Venezuela, vise à contourner les sanctions américaines et à stabiliser la situation monétaire du pays. Il est peu probable qu’il atteigne ces objectifs.