Manifestation devant le Parlement ukrainien, à Kiev le 19 août 2026, en soutien à l’ex-ministre de la défense Mykhailo Fedorov et pour contester son remplacement par Ievhenii Khmara, entériné le même jour. La veille, 18 août, Fedorov a lancé un appel public à l’organisation d’élections.
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Des millions de déplacés internes et de réfugiés, une partie du territoire sous occupation russe et des frappes quotidiennes : malgré ce contexte, des responsables ukrainiens relancent le débat sur la tenue d’élections.
De la fumée s’élève au-dessus d’immeubles résidentiels depuis un entrepôt appartenant au géant russe de la distribution Wildberries situé près de Saint-Pétersbourg, après que celui-ci a été touché par des drones ukrainiens tôt dans la matinée du 24 juillet 2026.
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Les frappes ukrainiennes sur le territoire russe représentent un changement d’approche porteur d’effets bénéfiques à Kiev, mais ne suffiront pas, à elles seules, à assurer une victoire militaire.
Manifestation pro-Fedorov à Kiev le 20 juillet. Sur la pancarte de droite, on lit notamment « Renommez Fedorov au poste de ministre de la défense de l’Ukraine. Expérience, technologies, résultats. Une armée moderne, une Ukraine forte ! »
Genya Savilov/AFP
Le limogeage de Mykhaïlo Fedorov révèle un enjeu dépassant l’Ukraine : adapter les institutions au rythme de la guerre technologique.
Manifestation à Kiev le 18 juillet 2026 pour dénoncer le limogeage du ministre de la défense, Mykhaïlo Fedorov, et réclamer la destitution de son principal adversaire, le chef de l’armée, Oleksandr Syrsky.
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Le remplacement du jeune ministre de la défense Mykhaïlo Fedorov, grand ordonnateur de la guerre des drones ukrainienne, reflète des conflits internes et suscite le mécontentement de la population.
Le 31 juillet 2025, au Parlement ukrainien, des députés brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire « Tolérance zéro pour la corruption en Ukraine » et « L’Ukraine n’est pas la Russie », lors du débat sur l’indépendance des agences de lutte contre la corruption. Ces agences sont finalement restées indépendantes et viennent de révéler un scandale qui éclabousse des membres de l’entourage du président Zelensky.
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Donald Trump a été réticent à prendre des engagements fermes lors des réunions avec Zelensky et les dirigeants européens. La Russie de Poutine en sort gagnante.
De gauche à droite : la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le premier ministre britannique Keir Starmer, le président finlandais Alexander Stubb, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le président des États-Unis Donald Trump, le président français Emmanuel Macron, la première ministre italienne Giorgia Meloni, le chancelier allemand Friedrich Merz et le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 18 août 2025.
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Les discussions tenues à Washington entre Trump, Zelensky et plusieurs leaders européens n’ont pas donné de résultats concrets.
Le président états-unien Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se rencontreront en Alaska, le 15 août 2025. Ici, ils arrivent ensemble pour la photo de groupe lors du sommet du G20 à Osaka, le 28 juin 2019.
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Un diplomate américain chevronné explique, exemples historiques à l’appui pourquoi, selon lui, ce sommet Trump-Poutine pour la paix en Ukraine, mal préparé, a peu de chances d’aboutir. Les faits lui ont donné raison.
Une femme contemple un marché en ruines après une attaque de drones russes à Odessa, en Ukraine, le jeudi 24 juillet 2025.
(AP Photo/Michael Shtekel)
Six mois après son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump n’a pas mis fin à la guerre en Ukraine – il en redéfinit plutôt les règles selon une logique transactionnelle.
Des manifestants ukrainiens opposés à la loi remettant en cause l’indépendance des agences anticorruption NABU et SAP, à Kiev, le 24 juillet 2025.
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La normalisation des relations russo-américaines s’est faite au détriment de l’Ukraine, mais aussi de l’Europe, qui doit revoir sa stratégie de défense.
Conférence de presse du représentant (démocrate) du Texas Lloyd Doggett et du Congressional Ukraine Caucus au Capitole, à Washington DC, le 24 février 2025, jour du troisième anniversaire de l’invasion à grande échelle lancée par la Russie en Ukraine.
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La Russie semble en passe d’obtenir largement gain de cause dans sa guerre en Ukraine, grâce à l’assistance des États-Unis. Une impression qu’il convient de nuancer.
Sur cette photo fournie par le service de presse de la 24e brigade mécanisée d'Ukraine, des militaires ukrainiens tirent un missile en direction des positions de l'armée russe près de Chasiv Yar, dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 15 février 2025.
(Oleg Petrasiuk/Ukraine's 24th Mechanised Brigade via AP)
La guerre en Ukraine ne sera pas résolue en 24 heures, comme Trump l’a promis. Mais la pression pour un cessez-le-feu n’a jamais été aussi forte depuis le début de l’invasion, il y a trois ans.
Les présidents Volodymyr Zelensky et Joe Biden dans le bureau ovale en septembre 2024.
(Saul Loeb/AFP via Getty Images)
Benjamin Jensen, American University School of International Service
L’autorisation de missiles à longue portée par l’administration Biden doit être vue comme un effort pour contrer le renforcement des troupes russes, soutenues par des troupes de Corée du Nord.
Le 27 septembre 2024, à un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle américaine, Volodymyr Zelensky s’est rendu à New York pour rencontrer Donald Trump.
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L’élection de Donald Trump, connu pour ses propos élogieux envers Vladimir Poutine, est souvent perçue comme une très mauvaise nouvelle pour l’Ukraine. Or ce ne sera pas nécessairement le cas.
La ville ukrainienne de Bakhmout, presque entièrement détruite par les forces russes. Deux ans et demi après le début de l’agression à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, il semble peu probable que l’une ou l’autre des deux parties remporte une victoire absolue.
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Une rupture immuable sépare-t-elle la Russie de l’Ukraine et de ses alliés occidentaux ? Un retour historique sur leurs relations diplomatiques pour envisager une résolution du conflit.
Cette photo d’illustration prise le 30 janvier 2023 montre un écran de téléphone affichant une déclaration du chef de la politique de sécurité de META avec, en arrière-plan, une fausse vidéo (à droite) du président ukrainien Volodymyr Zelensky appelant ses soldats à déposer les armes.
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Les deepfakes, ces fausses vidéos générées à l’aide de l’IA, sont désormais fréquemment employés par les deux parties, ce qui rend le « brouillard de la guerre » encore plus indéchiffrable…
Le nouveau ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiga, remercie les députés après l’approbation de sa nomination par le Parlement ukrainien à Kiev le 5 septembre 2024, à l’issue du plus grand remaniement gouvernemental depuis l’invasion russe.
Andriy Nesterenko/AFP
Trois options se dessinent aujourd’hui : un maintien du fragile statu quo actuel, un accommodement avec la Russie ou, au contraire, une intensification de la mobilisation de la société et de l’armée.
Des militaires ukrainiens dans la zone de Soumy (Ukraine, à quelques kilomètres de la frontière russe), le 14 août 2024. L'opération lancée le 6 août sur le territoire russe a déjà permis aux Ukrainiens de prendre plusieurs dizaines de localités et provoqué le déplacement de 180 000 personnes.
Roman Pilipey/AFP
S’il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions définitives de l’audacieuse opération ukrainienne, on constate déjà qu’elle a totalement pris la partie russe au dépourvu.
La ministre belge de la Défense Ludivine Dedonder et le premier ministre belge Alexander De Croo posent avec Volodymyr Zelensky à côté d'un avion de chasse F-16 lors d'une visite du président ukrainien en Belgique dans le cadre d'un accord visant à aider Kiev à lutter contre l'invasion russe, à l'aéroport militaire de Melsbroek à Steenokkerzeel, au nord-est de Bruxelles, le 28 mai 2024. La Belgique s'est engagée à livrer 30 avions de combat F-16 d'ici 2028 pour aider Kiev à lutter contre l'invasion russe.
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Le président Zelensky souhaiterait être autorisé à employer les armes européennes pour frapper les bases russes d'où sont lancés les missiles qui frappent le territoire ukrainien.
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Membre de l'axe Etudes du renseignent. Docteur HDR Histoire contemporaine, Histoire du renseignement, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)