Le 24 février 2025, lors d’une cérémonie marquant le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le secrétaire général de l’OSCE Feridun Sinirlioglu et les premiers ministres espagnol Pedro Sanchez, norvégien Jonas Gahr Store, estonien Kristen Michal canadien Justin Trudeau, le président finlandais Alexander Stubb, puis les premiers ministres letton Edgars Rinkevics, danoise Mette Frederiksen, islandaise Kristrun Mjoll Frostadottir et suédois Ulf Kristersson, et le ministre français délégué à l’Europe Benjamin Haddad entourent le président ukrainien Volodymyr Zelensky au pied du monument à la Mère Patrie illuminé aux couleurs du drapeau national ukrainien, à Kiev.
Service de presse de la présidence ukrainienne/AFP
Alors que Washington semble prêt à abandonner l’Ukraine, le soutien de l’UE à Kiev est plus vital que jamais. Pour l’Ukraine, bien sûr, mais aussi pour l’UE elle-même.
Pour comprendre les conséquences de la guerre russo-ukrainienne, la recherche est fortement mobilisée et sort du cadre de l'université.
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Au cours des trois dernières années, les chercheurs ont été largement sollicités par les médias pour analyser la guerre en Ukraine. Mais la frontière entre analyse et opinion est fragile.
Conférence de presse du représentant (démocrate) du Texas Lloyd Doggett et du Congressional Ukraine Caucus au Capitole, à Washington DC, le 24 février 2025, jour du troisième anniversaire de l’invasion à grande échelle lancée par la Russie en Ukraine.
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La Russie semble en passe d’obtenir largement gain de cause dans sa guerre en Ukraine, grâce à l’assistance des États-Unis. Une impression qu’il convient de nuancer.
Une femme passe devant une fresque murale représentant des soldats russes lors d’une exposition de rue intitulée « Ensemble vers la victoire » dans le centre de Saint-Pétersbourg (Russie) le 30 novembre 2024.
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La société ukrainienne, quoique traumatisée par la guerre, la considère comme un enjeu existentiel pour le pays, ce qui est beaucoup moins le cas côté russe.
De gauche à droite : Neville Chamberlain, Édouard Daladier, Adolf Hitler, Benito Mussolini et le ministre italien des Affaires étrangères Galeazzo Ciano, juste avant la signature de l’accord de Munich, le 30 septembre 1938.
Archives fédérales allemandes/Wikimedia Commons
Berlin (1885), Munich (1938), Yalta (1945)… autant de précédents dont le souvenir s’impose aujourd’hui quand Russes et Américains cherchent à régler le sort de l’Ukraine sans demander son avis à cette dernière.
Maria Lvova-Belova, commissaire aux droits de l'enfant auprès de Vladimir Poutine, visée comme ce dernier par un mandat d'arrêt de la CPI pour son rôle dans la déportation de milliers d'enfants ukrainiens vers la Russie, en compagnie de plusieurs de ces enfants à Moscou, le 19 février 2024.
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Une chercheuse propose, dans la revue « Nature », de créer une base de données génétiques pour permettre de rassembler les enfants ukrainiens déplacés par la Russie et leurs familles.
Sur cette photo fournie par le service de presse de la 24e brigade mécanisée d'Ukraine, des militaires ukrainiens tirent un missile en direction des positions de l'armée russe près de Chasiv Yar, dans la région de Donetsk, en Ukraine, le 15 février 2025.
(Oleg Petrasiuk/Ukraine's 24th Mechanised Brigade via AP)
La guerre en Ukraine ne sera pas résolue en 24 heures, comme Trump l’a promis. Mais la pression pour un cessez-le-feu n’a jamais été aussi forte depuis le début de l’invasion, il y a trois ans.
Les risques géopolitiques ont des impacts directs, mais pas toujours négatifs sur les cours. Ici, la bourse de Sao Paulo (Brésil), le 15 mars 2022.
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Les marchés financiers mondiaux sont profondément influencés par leur perception du contexte géopolitique, laquelle se fait notamment à travers une poignée d’outils de mesure des risques et incertitudes.
Le jeu « Best in Hell », tiré du film éponyme qui narre les « exploits » en Ukraine des mercenaires de la compagnie militaire privée Wagner, et dont l’action se déroule dans la ville de Popasnaya, dans la « République populaire de Lougansk », au printemps 2022, invite les joueurs à se mettre à la place des militaires russes.
Dans le conflit informationnel opposant la Russie à l’Occident, Moscou fait preuve d’une grande inventivité. Ses narratifs apparaissent souvent là où on ne les attend pas.
Jean-Marie Le Pen devant le mausolée de Lénine sur la place Rouge à Moscou le 9 février 1996.
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Si aujourd’hui les extrêmes droites russe et ukrainienne sont des ennemies mortelles, elles ont longtemps eu, en la personne de Jean-Marie Le Pen, un allié français commun.
Pavlo Mykyento inspecte une zone potentiellement minée à l’aide d’un détecteur de métaux.
Paul Hardisty
La Russie a disséminé des millions de mines en Ukraine. Une ONG, qui emploie aujourd’hui l’ancien ambassadeur d’Australie à Kiev, tente courageusement de régler ce problème.
Un extrait d’une vidéo diffusée par le ministère russe de la Défense le 1er mars 2024 semble montrer le tir d'essai d’un ICBM appartenant aux forces de dissuasion nucléaire du pays. Le 21 novembre 2024, un tel missile, sans ogive nucléaire, a frappé la ville ukrainienne de Dnipro.
Ministère russe de la Défense/AFP
La frappe du 21 novembre contre Dnipro et les menaces destinées à l’Occident formulées immédiatement après par Vladimir Poutine ne doivent susciter ni la panique, ni l’indifférence.
Les présidents Volodymyr Zelensky et Joe Biden dans le bureau ovale en septembre 2024.
(Saul Loeb/AFP via Getty Images)
Benjamin Jensen, American University School of International Service
L’autorisation de missiles à longue portée par l’administration Biden doit être vue comme un effort pour contrer le renforcement des troupes russes, soutenues par des troupes de Corée du Nord.
Le 27 septembre 2024, à un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle américaine, Volodymyr Zelensky s’est rendu à New York pour rencontrer Donald Trump.
Ukrainian Presidential Press Service/AFP
L’élection de Donald Trump, connu pour ses propos élogieux envers Vladimir Poutine, est souvent perçue comme une très mauvaise nouvelle pour l’Ukraine. Or ce ne sera pas nécessairement le cas.
Donald Trump en compagnie de Marco Rubio, son futur secrétaire d’État, lors d’un meeting de campagne à la veille de l’élection présidentielle à Raleigh, Caroline du Nord, le 4 novembre 2024.
Ryan M. Kelly/AFP
Les autres puissances mondiales doivent revoir leur politique étrangère après l’élection de Trump, dont les premières nominations confirment qu’il appliquera encore sa doctrine « America First ».
Des gens sur le pont piéton au-dessus de la rivière Vistula à Varsovie, en Pologne, le 9 avril 2024.
(Shutterstock)
La Pologne affiche une forte croissance et a augmenté massivement ses dépenses militaires. Elle compte jouer un rôle accru au sein de l’Union européenne.
Si l’arrivée de réfugiés ukrainiens fut plutôt bien perçue par les autorités et l’opinion, leur insertion sur le marché du travail, notamment pour les mères, les confronte à de nombreuses discriminations.
Guillaume Souvant/AFP
Même loin de la guerre, les difficultés continuent. Les mères réfugiées, en particulier, doivent affronter sur le marché du travail des discriminations et une sous-valorisation de leurs compétences.
La ville ukrainienne de Bakhmout, presque entièrement détruite par les forces russes. Deux ans et demi après le début de l’agression à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, il semble peu probable que l’une ou l’autre des deux parties remporte une victoire absolue.
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Une rupture immuable sépare-t-elle la Russie de l’Ukraine et de ses alliés occidentaux ? Un retour historique sur leurs relations diplomatiques pour envisager une résolution du conflit.
Cette photo d’illustration prise le 30 janvier 2023 montre un écran de téléphone affichant une déclaration du chef de la politique de sécurité de META avec, en arrière-plan, une fausse vidéo (à droite) du président ukrainien Volodymyr Zelensky appelant ses soldats à déposer les armes.
Olivier Douliery/AFP
Les deepfakes, ces fausses vidéos générées à l’aide de l’IA, sont désormais fréquemment employés par les deux parties, ce qui rend le « brouillard de la guerre » encore plus indéchiffrable…
Des conscrits à l’armée russe font leurs adieux à leurs proches avant leur départ pour les garnisons de Saint-Pétersbourg, le 23 mai 2023.
Olga Maltseva/AFP
En théorie, seuls les militaires sous contrat participent à la guerre en Ukraine. Pas les conscrits effectuant leur service militaire obligatoire. Mais cela pourrait changer.
Analyste en géopolitique, membre associé au Laboratoire de Recherche IAE Paris - Sorbonne Business School, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chaire « normes et risques », IAE Paris – Sorbonne Business School
Maitre de conférences en sciences de la communication, Chercheur au PREFICS (Plurilinguismes, Représentations, Expressions Francophones, Information, Communication, Sociolinguistique), Université Rennes 2
Marie Skłodowska Curie Postdoctoral Fellow at the University of Oslo, Docteur en science politique associé au Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) de l'INALCO, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)