Sur cette affiche électorale du Likoud (droite, au pouvoir), on voit le guide suprême de l’Iran Mojtaba Khamenei, le maire de New York Zohran Mamdani, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général du Hezbollah Naim Qassem, et un texte en hébreu disant « Ils veulent que Nétanyahou perde » et « Ne les laissez pas gagner ». La sécurité du pays est au cœur de la campagne.
Jack Guez/AFP
À l’approche des législatives, Eisenkot talonne Nétanyahou. Mais le scrutin se jouera surtout sur les coalitions et sur le modèle d’Israël après le 7-Octobre.
Le 8 mai 2026, des participants à une course à pied passent devant une fresque appelant à la libération de Marwan Barghouti, détenu en Israël depuis près de vingt ans, qui apparaît comme le candidat le plus susceptible de remporter une élection présidentielle palestinienne s’il était libéré et autorisé à s’y présenter.
Hazem Bader/AFP
Un examen attentif de plusieurs sondages récents conduits auprès des Palestiniens comme des Israéliens donne un aperçu des craintes et des espoirs des deux populations.
Le chef actuel de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid (à gauche), et l’ancien premier ministre Naftali Bennett posent côte à côte lors de la conférence inaugurale de leur parti « Ensemble », en vue des prochaines élections nationales, à Tel-Aviv, le 12 mai 2026.
Jack Guez/AFP
Les législatives doivent avoir lieu en octobre, mais pourraient se tenir plus tôt de façon anticipée. Les grandes manœuvres sont déjà en cours partout sur l’échiquier politique.
La chanteuse bulgare Darina Nikolaeva Yotova, alias Dara, pose avec le trophée après avoir remporté la finale du concours Eurovision de la chanson 2026 à la Wiener Stadthalle de Vienne, en Autriche, le 16 mai 2026. Le slogan de l’événement, « United by Music », n’a guère été appliqué cette année, entre boycott de la finale par plusieurs pays protestant contre la présence d’Israël, émoi suscité par un possible retour de la Russie et chanson croate qui a irrité la Turquie.
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Cette année encore, la géopolitique est venue troubler la grand-messe dont le slogan est « United by Music ».
Donald Trump signe la charte du « Conseil de la paix » pendant la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2026. Derrière lui, plusieurs chefs d’État et ministres des affaires étrangères des pays ayant accepté de siéger au sein de cette instance. On voit notamment les présidents de l’Argentine (Javier Milei), de l’Azerbaïdjan (Ilham Aliev) et du Kazakhstan (Kassym-Jomart Tokaïev), ainsi que les premiers ministres du Pakistan (Shehbaz Sharif) et de la Hongrie (Viktor Orban), seul membre de l’UE concerné.
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Le très hétéroclite Conseil de la paix est largement constitué d’États autoritaires et placé sous l’autorité directe de Washington.
Cette photo prise lors d’une visite organisée pour les médias montre des armements qui auraient été saisis par les forces israéliennes à Gaza, au Liban et en Syrie, exposés à la base militaire israélienne de Tzrifin, le 30 décembre 2025.
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Au prétexte d’assurer sa sécurité dans son entourage immédiat, Israël se montre de plus en plus interventionniste dans les États voisins, spécialement au Liban et en Syrie.
En dépit du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre, les frappes israéliennes continuent (ici Gaza City le 2 décembre dernier).
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Le 10 septembre, l’UE a proposé la suspension de l’accord d’association UE-Israël sur les questions liées au commerce. Sans aller plus avant.
Des manifestants déguisés en Benyamin Nétanyahou et en Isaac Herzog participent à un rassemblement devant le domicile de ce dernier à Tel-Aviv, après que le premier ministre a demandé une grâce présidentielle, le 30 novembre 2025. Les bananes à leurs pieds illustrent leur dénonciation de la « République bananière » en laquelle le chef du gouvernement cherche, selon eux, à transformer Israël.
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Le président Isaac Herzog a déclaré qu’il prendrait sa décision sur la demande de grâce de Nétanyahou uniquement en fonction du « bien de l’État et de la société ».
Gaza-ville, 7 février 2025. Donald Trump affirme que, dans quelques années, l’ensemble de la bande sera une sorte de paradis des affaires couvert de gratte-ciels rutilants, comparable à Dubaï.
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Le plan de reconstruction de Gaza avancé par l’administration Trump réduit les Palestiniens à la portion congrue et offre une place de choix aux investisseurs immobiliers.
L’avocate Fadwa Barghouti, épouse de Marwan, prend la parole lors d’un rassemblement de soutien à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 19 août 2025.
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Leader palestinien emprisonné depuis 2002, Marwan Barghouti, très populaire auprès des siens, pourrait en cas de libération jouer un rôle clé dans le processus de paix.
Tony Blair à Gaza aux côtés de Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, en novembre 2001. L’ancien premier ministre britannique est souvent revenu dans la région plus tard en tant qu’envoyé spécial du Quartet, mais sans obtenir de succès notables.
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L’ancien premier ministre britannique Tony Blair sera chargé de superviser l’Autorité internationale de transition pour Gaza prévue par le plan Trump.
Le 27 septembre dernier, lors d’un rassemblement organisé par les familles des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza, un manifestant brandit une pancarte faisant référence au discours prononcé la veille par Benyamin Nétanyahou devant l’Assemblée générale des Nations unies (New York). Les manifestations critiques à l’égard du gouvernement insistent sur le sort des otages mais ne mentionnent que très peu celui de la population civile de Gaza.
Jack Guez/AFP
Jérome Bourdon, Université Paris-Panthéon-Assas; Tel Aviv University
Depuis le 7 octobre 2023, la majeure partie des Israéliens semble n’avoir aucune empathie pour les victimes civiles à Gaza. Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre les causes de cette indifférence.
Un bateau de la flottille Sumud intercepté par les forces israéliennes en mer Méditerranée au large des côtes de la bande de Gaza est escorté vers le port méridional d’Ashdod le 2 octobre 2025.
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Selon les organisateurs de la flottille, celle-ci a été interceptée dans les eaux internationales, ce qui contrevient aux lois régissant le droit de la mer.
Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, lors de leur conférence de presse conjointe du 29 septembre 2025 à la Maison Blanche (Washington DC).
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Les deux parties sont lasses de la guerre. Ce qui ne signifie pas que le plan présenté par Donald Trump, déséquilibré et peu détaillé, va ramener la paix.
Des drapeaux sont hissés devant la mission palestinienne à Londres, à la suite de la reconnaissance par le gouvernement britannique.
(Alamy/Frank Augstein)
La reconnaissance diplomatique, lorsqu’elle est concertée, a plus de poids que des gestes isolés. Et les gouvernements le savent.
Rassemblement de Juifs orthodoxes sur la tombe du rabbin Shimon Bar Yochai, au mont Meron, dans le nord d’Israël, le 15 mai 2025. Dans un pays où la conscription est obligatoire pour tous les Juifs, y compris les femmes, l’exemption accordée à cette communauté qui représente désormais près de 15 % de la population est de plus plus remise en cause.
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Le droit de ne pas servir dans l’armée accordé aux ultra-orthodoxes suscite de plus en plus de crispations en Israël.
Cette image tirée d’une vidéo d’AFPTV montre la fumée qui s’élève après la frappe israélienne à Doha, la capitale du Qatar, le 9 septembre 2025. Israël affirme avoir visé de hauts responsables du Hamas, au lendemain de deux attaques commises et revendiquées par le groupe islamiste, qui ont coûté la vie à six civils et quatre soldats israéliens.
Jacqueline Penney/AFPTV/AFP
La légitime défense de la part d’un État est une notion strictement définie par le droit international… et pourtant toujours sujette à interprétation.
Les journalistes palestiniens Shireen Abu Akleh, Mariam Dagga, Hossam Shabat, Anas Al-Sharif et Yasser Murtaja ont tous été tués au cours de ces dernières années alors qu’ils faisaient leur travail.
Jehad Alshrafi/AP, X.com, Al Jazeera/EPA, Ahmad Fallaha/EPA
Les journalistes palestiniens n’ont pas accès à la même formation, au même équipement, ni au même salaire que les correspondants étrangers, alors que leur vie est en danger à Gaza.
Manifestation propalestinienne au Caire, le 31 mars 2025. La rue égyptienne se sent largement solidaire des Gazaouis.
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Face à la guerre d’Israël à Gaza, l’Égypte, prise en étau entre des impératifs sécuritaires et la sympathie de son opinion publique pour les Palestiniens, cherche à jouer un rôle de médiateur.
Le Dôme du Rocher sur le mont du temple, et le Mur des Lamentations (au premier plan) à Jérusalem. La ville est sacrée aussi bien pour les musulmans que pour les juifs.
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Extraits d’un récent ouvrage qui s’efforce d’analyser comment les religions juive et islamique sont mobilisées par des acteurs du Moyen-Orient et de France.
Professeur agrégé de géographie, membre du laboratoire Médiations (Sorbonne Université), Sorbonne Université; Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) – Université Paris-Saclay
Doctorante associée à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire en science politique et relations internationales (CMH EA 4232-UCA), Sciences Po
Chercheure associée à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO – Beyrouth) et membre du Conseil arabe des sciences sociales, Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH)